11/Mar/2010 05:28
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Il faut bien reconnaître que l'apiculteur est en général démunit quand une maladie frappe ses abeilles. Les traitements sont soit inexistants, soit pas rentables, soit ont des effets indésirables, soit des effets limités.

Prévenir plutôt que guérir  

Afin de minimiser ces situations de désarroi il vaut mieux être vigilant et tout faire avant pour éviter l'apparition des maladies. Dans tout élévage la prévention est l'une des clefs du succés.

  • La baisse de la biodiversité a un impact négatif sur l'alimentation des abeilles, aussi bien au niveau du nectar que du pollen. Le choix de l'emplacement du rucher est dont important : Attention aux zones de monoculture.
  • Ne rien faire qui stresse ou risque d'affaiblir la colonie. Réduire les manipulations au strict minimum car chaque ouverture de la ruche fait courir des risques à la colonie.
  • Il faut veiller à ne pas transporter des maladies d'une ruche à l'autre. Pour cela il faut faire attention à beaucoup de choses:
    • Ne pas réutiliser le même matériel d'une ruche à l'autre : lève cadre, balayette, gants.
    • Ne pas échanger des éléments de ruche : cadres, hausses, couvre cadre, plateau et même toits.
    • Tout matériel retiré d'une ruche doit être désinfecté avant d'être réutilisé.
    • Ne pas donner les rayons à lécher.
    • Pour éviter la dérive, éloigner le plus possible les ruches les une des autres. A partir de 2 mètres la dérive est quasi nulle.
  • Les abeilles craignent l'humidité et certains parasites de l'abeille la recherche. Il faut dont éviter les infiltrations d'eau tout autant que la condensation.
    Voir les conseils sur l'installation du rucher et sur le plateau.
  • Les essaims devraient être mis en quarantaine avant d'intégrer un rucher de production.

WARRE  

Ceux qui pratiquent la méthode Warré constateront que c'est une méthode prophylactique car elle évite de faire certaines des erreurs décrites ci-dessus, et ce grace, en grande partie, à son système de gestion de la cire :

  • Les rayons étant détruits à chaque récolte, la cire n'est jamais recyclée et les rayons ne sont pas donné à lécher.
  • l'absence de cadre, ou l'utilisation de 2 cadres centraux, minimise les manipulations.
  • l'absence de corps de ruche fait que tous les éléments peuvent être régulièrement désinfectés et l'ajout par le bas fait que les abeilles construisent leurs nouveaux rayons dans des éléments propres.
  • La conception du plateau des ruches Warré évite que la pluie ne ruisselle dans la ruche, même si elle n'est pas correctement inclinée.

Certes, cela ne suffit pas à éradiquer toutes les maladies, mais cela y contribue.

Le couvain en mosaïque  

Ce terme est souvent employé quand on décrit les symptômes des diverses maladies. En temps normal la reine pond dans des cellules vides contigües. Ces œufs se développeront à la même vitesse et les abeilles qui émergeront de ces cellules le feront le même jour. Il n'y a donc aucune raison que quelques cellules, par-ci par-là, soient vides. Ces cellules vides sont

  • soit le signe de problèmes de ponte de la reine.
  • soit le signe de maladies. En effet les ouvrières détectent parfois les larves mortes, les extraient et les sortent de la ruche.

Le couvain en mosaïque est donc le signe d'un problème dont il faut trouver la cause par d'autres investigations. A lui seul ce signe ne permet pas de designer une cause.

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